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Themes,conseil pour composer en français (le 02/09/2005 à 10h23)
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Les thèmes originaux des haïku sont:
- la magnificence de la nature, - les saisons, - le mont Fuji, - les cerisiers en fleurs, - les émotions humaines: joie, mélancolie, désespoir, etc... - la "petitesse" de l'Homme dans la nature et dans l'univers.
Le haïku japonais doit toujours contenir un mot évocant une saison (Kigo). Par exemple la neige évoque l'hiver, les cerisiers en fleurs: le printemps, et les moustiques: l'été...
Conseil pour composer en français: 
Quelques conseils pratiques pour la composition de haïku en Français...
A propos de la métrique du haïku en Francais, on s'accorde généralement pour respecter celles de la poésie française. Le e muet est prononcé à la fin d'un mot si la lettre suivante est une consonne ou un h aspiré, mais il n'est pas lu devant une voyelle, un h ou en fin de vers. Pour le reste, une syllabe en Français parlé compte pour un pied, en principe... sauf dans le cas de certains hiatus tels que: io, ia, eo, ea, etc..., qui comptent pour 2 pieds.
Quelques exemples:
Placés en fin de vers, "béatitude extrême"= 6 pieds mais "béatitudes extrêmes"= 7 pieds.
Une femme enceinte 5 pieds (on prononce le premier e muet, non le troisième, car placé en fin de vers). Cherche sa monnaie dans la neige 8 pieds, il y a donc licence d'un pied par rapport à la forme fixe 5-7-5 ( on prononce le e muet de "cherche", mais non le e de monnaie, car celui-ci n'est pas un e muet : il fait partie de la diphtongue "aie"). L'autobus patiente 5 pieds (les "ien", "ian","iou",""iez" etc... ne forment qu'un pied; seul "ieux" peut en former deux, selon l'éthymologie latine - par ex: mystérieux=4 pieds car vient du latin "io", mais "Dieu"=1 pied, car vient du latin "Deus"...).
La majorité des poètes contemporains se moquent de ces précisions en matière d'hiatus... Seule la règle du e muet est vraiment importante... Elle permet de faire alterner régulièrement voyelles et consonnes, comme en poésie latine. L'important étant toujours le contenu!!
Voilà! Vous êtes maintenant suffisamment instruit(e) pour forger vos propres haïku...
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4 grands maitre du Haïku (le 02/09/2005 à 10h20)
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En fait dans l'histoire du haïku il y a quatre grands maîtres (le carré magique de la poésie japonaise!):
Bashô (1644-1694) est le religieux (Dieu jaillit dans l'âme du poète admirant la nature: panthéïsme),
Buson (1716-1784): l'artiste (il évoque les choses comme elles existent par elle-même...),
Kobayashi (1763-1827): l'humaniste (il concentre son art sur l'âme de l'Homme, cet ange faible, et les animaux se battant pour maintenir la vie),
et Shiki (1867-1902): le moderne (soucieux d'esthétique et de réalisme).
Matsuo Bashô, en inventant le haïku, a élevé le Tanka, qui n'était avant lui qu'un simple passe-temps, au rang d'un art véritable. En effet par son travail stylistique il a fait jaillir à travers le haïku la richesse de la langue japonaise.
Dans sa forme pure le haïku se compose de 17 syllabes réparties en trois vers de 5, 7 et 5 syllabes. Les trois vers ne sont pas nécessairement liés; on ne se soucie aucunement des enchaînements entre les vers. Sobre, précis, subtil, dense, sans artifice littéraire, évitant les marques habituelles du poétique, telles la rime et la métaphore, le haïku exprime les émotions ressenties par le poète devant la beauté de la nature ou devant le tragique de la souffrance humaine. Loin du grand souffle lyrique occidental, le haïku peut sembler anodin au premier abord; en fait, il est banal ou sublime, tout se jouant sur la corde raide tendue entre le poète et le lecteur. Juxtaposition de l'immuable et de l'éphémère; légèreté humoristique, le haïku est l'art du détail. Fragment de vie, de souvenir, de rêve... Lire et écrire des haïku, c'est découvrir une conception autre de la poésie. Par son caractère unique, cette forme poétique permet à la fois la prise de conscience et l'expression de l'ici-et-maintenant; il ne donne aucun espace à l'abstraction, à l'élaboration des sentiments, à la rêverie. Le haïku est un poème concret, une poésie des sens et non des idées. Le "haïkiste" ne cherche pas à donner du sens aux lecteurs mais par l'évocation d'objets ou d'événements naturels il tente de restituer une expérience émotionnelle qui a mobilisé l'un de ses cinq sens: toucher, goût, ouïe, odorat ou la vue. L(a)e lect(rice)eur doit être capable de reconstituer l'humeur ou l'état spirituel du poète guidé(e) par la force évocative des objets ou événements naturels présents dans le poème.
Le haïku est l'art de la transmission d'un exceptionnel moment de grâce émotionnelle du poète aux lecteurs!
Le haïku exprime parfaitement l'essence même de la culture tradionnelle japonaise: l'épure zen. En effet il s'agit finalement d'en écrire le moins pour en transmettre le plus, en quantité mais surtout en intensité.
Remarque importante: la langue japonaise se déclinant en syllabes l'observation de la métrique stricte du haïku (5/7/5) est de rigueur dans cette langue. L'adaptation du haïku à la langue française autorise quelques écarts surtout pour les premier et troisième vers, sans dépasser cependant un écart de deux pieds...
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Introduction (le 02/09/2005 à 10h18)
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L'écriture commence au Japon par l'importation des idéogrammes (ou plus justement des morphèmes) chinois via la Corée pendant les 4e et 5e siècles après JC. Cependant pendant longtemps les idéogrammes chinois ne permettront que l'acquisition de la Culture chinoise, à travers des textes chinois.

Au cours de l'ère Heian (794-1185) les idéogrammes chinois sont définitivement adoptés par les Japonais et deux syllabaires (hiragana et katakana) sont développés pour formaliser l'écriture de la langue japonaise et pour permettre l'essor de la littérature japonaise. C'est alors que naquit le Tanka. Le Tanka est un poème composé de 31 syllabes réparties en 17 (5/7/5) et 14 (7/7) syllabes. Il fut conçu comme une distraction féminine, un jeu, à la cour impériale de Kyôto.
C'est à l'initiative de Matsuo Bashô (1644-1694) que la poésie devient un art raffiné au 17e siècle. Inspiré par l'épure de l'esthétique zen il "brise" la structure du Tanka et invente le haïku: poème composé d'un tercet de 17 syllabes.
Si vous ne deviez retenir qu'un seul nom c'est celui de M. Bashô: le maître fondateur du haïku et donc de la forme majeure de la poésie japonaise...
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